Comment bien choisir le bridon de son cheval ? Sélectionnez les brides qui lui conviendront le mieux possible !

Nos meilleurs bridons cheval

Aujourd’hui, j’aborde un thème qui m’est cher dans le domaine de l’équitation classique dans la tradition française : l’utilisation de la bride, ou morsure et fil appliqués ensemble dans une seule tête de lit. Ce qui m’amène à donner quelques éclaircissements, c’est la grande diffusion sur la toile d’images représentant des chevaux montés en morsure et en fil, en attitude forcée, presque toujours à capuche, tenus par des rênes très tendues. Souvent, ces images dénoncent les langues bleues en raison d’une compression excessive, d’une bouche qui saigne, etc. Ces dernières « dérives » d’entraînement conduisent heureusement encore aujourd’hui à l’élimination de la paire en course, lorsqu’elles sont correctement prises en compte. Cependant, la manière dont ces questions sont traitées et le bombardement des commentaires sur les réseaux sociaux font qu’en plus de condamner à juste titre une pratique injuste et abusive de la formation, même le harnais utilisé devient automatiquement un instrument de torture. L’occlusion est un type d’embout très ancien et diffère essentiellement du fil par son effet de levier. Il est facile de comprendre qu’il est donc plus puissant en soumettant le cheval à la volonté du cavalier. C’est précisément pour cette raison qu’il a été inventé. Elle est répandue dans de nombreuses disciplines et aucune d’entre elles n’est exempte de phénomènes d’abus et de violence, toujours dus à l’ignorance, à l’impatience et à la brutalité. Aujourd’hui, grâce à une vision holistique de la gestion du cheval et de son entraînement, ainsi qu’aux techniques d’équitation, de plus en plus de cavaliers peuvent se passer de la bouche. Tout cela est beau et je le partage, mais il ne doit pas devenir un prétexte pour condamner d’autres méthodes d’entraînement, basées sur les mêmes principes – tout d’abord le respect du cheval. Je voudrais donc vous faire apprécier une idée différente – et très ancienne – de travailler dans une bride, et comment elle peut devenir la cerise sur un gâteau bien fait, avec le bien du cheval et du cavalier.

La bride, comme je l’ai dit plus haut, est composée de deux ouvertures. Le fil, dans la plupart des cas simple avec des anneaux et plutôt mince pour limiter la taille, et la morsure, sur laquelle je ne m’attarde pas maintenant. Le fil agit sur la commissure de la lèvre, lorsque la main est utilisée de bas en haut, et a une fonction d’ascenseur (à ne pas confondre avec le fil d’ascenseur, qui fournit des trous dans les anneaux dans lesquels les montants de la tête de lit coulent) : il sert donc à décontracter la mâchoire, détecter et donner la direction latérale au collage. L’occlusion est un flessore- plus bas : il agit sur la langue et sur les barres quel que soit le sens d’action de la main et sert à arrondir et à allonger le collage. La combinaison de ces deux ouvertures, lorsqu’elles sont bien comprises et utilisées, crée un ensemble capable de fournir au cheval des indications extrêmement précises. Lorsque la précision est extrême, il faut autant de finesse de la main du cavalier, en particulier dans l’utilisation de l’occlusion pour les raisons ci-dessus. L’occlusion et le fil ont deux fonctions différentes, d’où la nécessité de séparer les deux actions. Pour que le chevalier puisse communiquer clairement à travers les rênes une action distincte sur le fil ou sur la morsure, la tenue des rênes les plus efficaces est appelée « style français » : les rênes du fil passent sur l’index et descendent dans la main, tandis que les rênes de la morsure passent sous le petit doigt et montent entre l’index et le majeur (photo). Le cavalier peut clairement utiliser le fil sur la commissure de la lèvre ou entrer en contact avec la morsure en orientant simplement le poignet. L’utilisation des deux ouvertures en synergie, par exemple dans le cas de la demande de transfert de la nuque, offre au cavalier un éventail de possibilités qui n’a de limites que dans la finitude de sa circonscription. Philippe Karl dans son livre « Les dérives du dressage moderne » en fait un bel exemple : les rênes sont comme les enfants qui animent la marionnette, et dans la capacité de ceux qui les manoeuvrent réside toute expression. Comme prémisse à tout cela, je vous apporte l’exemple de mon cheval, un Lusitanien de 6 ans qui a vécu avec moi tout le parcours d’entraînement jusqu’à maintenant. J’ai éduqué Guerreiro à la main avec le fil des premières étapes du travail, d’abord du sol puis de la selle. Le cheval doit avoir bien compris l’usage de la main sur la bouche simple et appris à la suivre avec aisance et franchise, sans échapper au contact dans les différentes positions. J’ai récemment introduit la bride, qui a accepté avec simplicité et naturel dans le travail de base. L’important, c’est que la main du cavalier, surtout lorsqu’il agit sur la morsure, soit prête à céder à la bouche du cheval pour éviter le capuchonnage et favoriser une extension généreuse du collage. Le bridage est-il toujours nécessaire lorsqu’il s’agit de l’entraînement classique ? Bien sûr que non, nous pouvons nous en passer, même au plus haut niveau. Il peut être utilisé sur tous les chevaux pour affiner la main et le contact, sauf dans de rares cas de mauvaise conformation de la bouche, et est une aide précieuse dans le cas de chevaux particulièrement complexes ou difficiles à encadrer dans un fil simple, avec l’avantage d’être encore plus discret et délicat dans l’action de la main. Il n’y a donc aucune raison d’utiliser la force ou une main rétroactive sur les rênes de la bride : les chevaux lourds montés de cette façon ne feront qu’empirer et augmenter leurs défenses. La bride, comme les éperons, peut devenir un outil extrêmement dangereux entre de mauvaises mains. Mais lorsqu’ils sont utilisés judicieusement, ils amènent la communication entre le cheval et le cavalier au plus haut niveau.

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